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 Éphémère nocturne [Pv Andreas]

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Crystal A. Blake

Messages : 177
Date d'inscription : 01/09/2014

MessageSujet: Éphémère nocturne [Pv Andreas]   Mar 4 Nov - 23:09




Éphémère

Crystal Blake & Andreas Dawkins
nocturne



Longue journée, j’avais pas cru si bien dire, enfin écrire hier dans mon journal intime.
Je pensais que ces cours ne finiraient jamais.
Jade a eu une bonne note à son devoir, j’étais plutôt satisfaite.
Oui, je pouvais, c’est moi qui avait quasiment tout fait.
Mais voilà, elle est ma meilleure amie, et je ferais beaucoup de chose pour elle.
Ce n’est sûrement pas l’aider, mais j’ai ce sens maternelle malgré moi, je suis comme ça avec beaucoup de monde.
Aider, protéger, soutenir ceux que j’aime vraiment..
Et d’autres personnes, j’ai l’impression que quiconque m’accorde un sourire mérite le mien.
Papa adore ce côté chez moi, mais il a peur que cette part naïve vienne me créer des soucis. Je dois rester prudente, comme il aime si bien le dire, mais je ne pense pas réellement aux dangers de ce monde.

Je bullais en marchant derrière Mlle Meloni, la prof de dessin.
Je portais un carton pour l’aider à ranger tout le matériel dans le local qui se trouvait dans l’autre bâtiment.
Nous finissions par ranger tout ça, comme l’on pouvait dans ce local exigu et elle me remercia gentillement avant de refermer la porte à ma suite.

Il était dix-huit heure passé et la nuit qui s’offrait des heures supp en ce debut du mois de Novembre, plongeait le bâtiment dans une sorte de silence, comme figé par le temps.
Je me retrouvais seule dans le couloir du deuxième  étage, et je décidais de reprendre l’escalier du fond, pour passer par derrière pour regagner le parking.
Je pourrais demander à Demos de venir me chercher.
Je cherchais mon téléphone dans mon sac en marchant, quand une lumière attira mon attention.
Une porte à ma droite était entrouverte, et pourtant vu l’heure, il ne devait pas rester grand monde dans le bâtiment. Ma curiosité me poussa à jeter un oeil, quand je réalisa que j’étais au deuxième étage, vers l’escalier.
Je restais un moment là, dans le coin de la porte, sans faire de bruit.
Mes joues avaient rapidement pris la couleur rosé qu’elles avaient quand je croisais son visage.
Il était là, dans cette immense salle vide, concentré comme toujours.
Son air sérieux me faisait chavirer.. et mon coeur battait soudainement plus vite.
Je repensais à ce que j’avais conclu sur lui, qu’il était un mutant.
Ça pouvait peut-être paraître stupide mais il fallait que je sache.
Comment amener ça sans l’effrayer? Aucune idée.
Et je le regardais tellement différemment depuis notre première rencontre.
On avait tellement sympathisé, je me sentais à l’aise en sa présence, et j’avais l’impression qu’il partageait ça. Ce n’était pas une mince affaire, il était différent, si réservé. Je choisissais chacun de mes mots, et il appréciait l’effort, il était plutôt franc dans sa manière de penser et de dire ce qu’il pensait et pourtant il ne s’étendait pas trop. J’étais parfois bavarde pour deux et ça le faisait sourire.

Mais ce soir, il fallait que je lui demande quelque chose de spécial, et si j’en profiterais pour l’inviter à boire un café.

Je fis quelques pas, en souriant malgré moi. Les battements de mon coeur n’allaient pas en ralentissant.

Je pris une petite voix pour ne pas le faire sursauter.

Bonsoir Andreas, est ce que tu es au courant que les cours sont finis depuis un moment?” lui demandais toujours fichée de mon sourire, sans pouvoir faire autrement.. peine perdue que de vouloir dissimuler quoi que ce soit. Il fallait aussi que je lui dise qu’il me plaisait.

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Andreas E. Dawkins

Messages : 35
Date d'inscription : 30/08/2014

MessageSujet: Re: Éphémère nocturne [Pv Andreas]   Mer 5 Nov - 1:40




Éphémère

Crystal A. Blake & Andreas E. Dawkins
nocturne



J’ai l’impression que les élèves sont sortis de ma salle à peine quelques minutes auparavant et me voilà installé à mon bureau à lire les copies qu’ils m’ont rendues. Contrairement à certains de mes collègues, j’évalue régulièrement les connaissances de mes étudiants afin qu’ils ne se retrouvent pas avec des lacunes au moment des examens. D’accord, ils me répètent tous que c’est inutile vu la façon dont ils écoutent en cours mais… honnêtement, même s’il n’y a pas un bruit en classe et qu’ils m’écoutent, puis-je être réellement sûr que mes paroles s’impriment correctement dans leurs esprits, qu’ils comprennent vraiment et qu’ils apprennent surtout… et puis, une fois en dehors de cette salle, je ne peux pas les forcer à étudier comme je les oblige à se monter studieux pendant mes cours.
Ce n’est pas mon premier semestre, et jusque là aucun de mes étudiants n’a royalement raté son examen, aussi je peux supposer que mon don non seulement les contraint à être attentif mais aussi à retenir. Ce n’est peut-être pas une chose si terrible, après tout, quelque part, c’est pour leur bien… mais je ne supporte pas de leur ôter leur libre arbitre, je préfèrerais encore qu’ils soient libres d’écouter et ne le fassent pas. Je préfèrerais… je préfèrerais être normal.

J’ai l’impression que mes étudiants viennent tout juste de quitter l’amphithéâtre quand une voix me fait relever la tête vers la porte :

« Bonsoir Andreas, est ce que tu es au courant que les cours sont finis depuis un moment ? »

Un sourire se peint sur mes lèvres quand je vois Crystal, souriant tout autant, comme à chaque fois. Je ne sais pas si l’affection qu’elle semble me porter est totalement sincère, mais je dois bien avouer que si c’est le cas alors c’est réciproque. Nous nous sommes revus plusieurs fois depuis notre rencontre à la bibliothèque, quelques fois là-bas, quelques fois ici, au détour d’un couloir. Je crois n’avoir jamais autant parlé à une personne qui n’est pas de ma famille – quoi que je ne sois pas certain d’avoir un jour autant discuté avec mon frère, ou même mon père – ou de mes étudiants. Est-ce que c’est ainsi avoir une amie, ou une sœur ? Avoir une personne à qui l’on pense parfois dans la journée en lisant un article ou en voyant quelque chose, se disant « il faut que je lui raconte » ? Je ne me suis jamais vraiment lié à qui que ce soit, mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui me comprenne un tant soit peu, qui fasse attention aux réactions incongrues qu’il m’arrive d’avoir. Crystal est comme ça, je n’ai pas d’appréhension quand je sais que je vais la voir ou que nous nous voyons de façon imprévue, comme ce soir. Au contraire, il m’arrive même d’avoir du mal à retenir mon entrain lorsque j’ai quelque chose d’important – du moins pour moi – à lui dire, parce que je sais que ça la fera sourire.

Je devrais peut-être avoir honte, ou être gêné, d’avoir une telle relation avec une si jeune demoiselle. On a six ans de différence, et je regarde assez les informations pour savoir que les gens voient très vite d’un mauvais œil les relations professeur/étudiant, bien qu’elle ne fasse pas partie de mes étudiants. Mais en réalité, j’espère que personne ne viendra fourrer son nez dans nos conversations bienheureuses car il n’y a franchement rien de douteux dans le temps que nous passons ensemble. J’apprécie qu’elle soit capable de me faire sourire si spontanément, qu’elle m’arrache des rires et que ses mimiques m’attendrissent, j’apprécierais sans doute encore plus de pouvoir la comprendre, je suppose que ça viendra avec le temps, mais la moindre de ses réactions reste un profond mystère… mais ça, c’est juste la même chose avec tout le monde.

La voyant approcher, j’entreprends de répondre à sa question.

« Tu plaisantes, il n’est que… » Je m’interromps en regardant l’heure sur ma montre et je me fige avant de relever un regard décontenancé vers mon amie. « Je n’avais pas vu l’heure. »

C’est comme si, en une seconde, je venais de perdre plus d’une demi-heure de ma vie. C’est vrai que je remarque qu’il fait nuit, et que tout est bien silencieux. Je crois qu’il vaut mieux que je ne lise pas les copies des élèves avant d’être rentré chez moi, au risque de vraiment finir par rentrer très tard chez moi.
Je souris de nouveau et regroupe mes nombreuses feuilles.

« J’étais concentré sur mes copies, expliquè-je même si c’est évident, mais ça ne doit sans doute pas te surprendre. En revanche, qu’est-ce que toi tu fais encore ici ? »

Contrairement à moi, Crystal ne se coupe pas complètement du monde quand elle fait la moindre petite chose, et son dernier cours doit probablement s’être terminé, au plus tard, il y a un bon quart d’heure, alors elle devrait être déjà sur le chemin de chez elle, surtout qu’il fait déjà nuit. Oui, je crois que je m’inquiète des mauvaises rencontres qu’elle pourrait faire.

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Crystal A. Blake

Messages : 177
Date d'inscription : 01/09/2014

MessageSujet: Re: Éphémère nocturne [Pv Andreas]   Sam 8 Nov - 0:00




Éphémère

Crystal Blake & Andreas Dawkins
nocturne



Il semblait si concentré, perdu entre son monde et le notre. Je pense qu’il doit aimer son travail quand je le vois ainsi.
Notre relation a beaucoup changé, C’est vrai que nous nous sommes rencontrés il y a peu, mais je vois la différence avec notre première rencontre où j’avais du passer pour une alien, et aujourd’hui, où je passe toujours pour une alien, mais accompagné de son sourire. Il me regarde tendrement désormais, là où nous n’arrivions pas à tenir une seconde, sans baisser les yeux, il rit, s’enthousiame pour des choses qu’il aime me raconter et que j’écoute passionnément. Il semble heureux quand il me voit, moi je suis comblée. Papa a remarqué mon sourire rêveur, mais il ne m’a pas posé de question. Ce qui l’importe, c’est notre bonheur à lui et moi, même si voir mon père totalement heureux n’est pas une mince affaire.
Je garde cette amitié dans l’écrin dans mon coeur. Andreas a pris une place que je ne saurais définir, mais aujourd’hui, quand je regarde son visage calme, serein, je ne voudrais pour rien au monde le perdre.
Ce soir j’aimerais lui dire le poids que me laisse son souire, son regard, sa présence. Il fallait que je lui dise à quel point il comptait pour moi, plus qu’un simple ami. Qu’il sache à quel point, le voir me ravie, que chacun de ses gestes, de ses traits m’attirent.
Ma voix le fait sourire et je ne peux pas m’empêcher de sourire encore plus. Mon affection à son égard est flagrante, mais j’espère qu’elle ne lui paraît pas déplacée. Il compte tellement pour moi.
Je vais pour me rapprocher de son bureau. J’essaye de respirer normalement, d’essayer de lui paraître le plus normal possible. Intérieurement je soupire, je ne relancerais pas le débat sur la normalité, qui je pense est impossible à définir. C’est ce qui fait la différence entre tout les êtres vivants. Il est vrai que les mutants ont un petit quelque chose en plus, mais nous sommes dotés d’un coeur, d’un cerveau comme tout le monde. Bon ok, tout le monde ne peut pas se téléporter comme moi.
Et quoi de mieux que de me rappeler que j’étais moi-même une mutante pour aborder le sujet avec Andreas. Et même si je me trompais sur son compte, il avait le droit de savoir ce que j’étais. Je n’arrive pas du tout à imaginer sa réaction… Va t-il me sourire, ne rien dire, se lever, et s’en aller, ne plus me parler, me dénoncer? Je n’avais pour une fois, pas envie de penser à tout ces scénarios possibles. J’espérais juste que notre amitié n’en souffrirait pas..
J’avais raison, il était concentré et n’avait pas vu l’heure. Il rassemble ses feuilles quand j’arrive au bureau et me retourne ma question. J’aime voir que notre curiosité est devenue réciproque, je ne passe plus pour la folle qui veut tout savoir, car il me pose aussi des questions, auxquelles je prends plaisir à répondre.
Je me pose face au bureau, pose mon sac et lui réponds en souriant.

“J’ai aidé ma prof de dessin à ramener les cartons au local et j’ai pris le couloir pour regagner l’escalier. La porte ouverte, la lumière, et c’est quand j’ai réfléchi à l’endroit, que je t’ai reconnu, de loin. J’allais rentrer chez moi, tu sais je n’habite pas loin, je suis vite rentrée, mais à vrai dire, le programme est tout de suite plus réjouissant quand je croise ton chemin.”

Ma spontanéité m’étonne parfois. Mais après tout, ce n’est que la vérité, j’étais vraiment contente de le croiser là par hasard, il égayait cette fin de journée. La seule chose un peu “relativisée” est le fait que je n’habitais pas loin. Je dirais que mon don raccourci considérablement la distance Ecole-Domicile. Cette idée ainsi pensée me faisait rire, et je me demandais si je devais lui parler de mon don avant  de lui parler du sien.

Je voulais faire durer un peu ce moment particulier. Je sais pas, je trouvais l’ambiance différente, nous étions seuls et c’est bien la première fois. Nous nous sommes toujours vu à la bibliothèque et même si personne ne se préoccupe de vous dans ce lieu, il y avait toujours du monde, sur d’autres tables, dans d’autres rayons.
Je trouvais ce silence plaisant et cette proximité ne faisait rien pour faire changer la couleur de mes joues.

“Tu travailles sur quoi ?” lui demandais-je en me penchant sur son bureau.

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Andreas E. Dawkins

Messages : 35
Date d'inscription : 30/08/2014

MessageSujet: Re: Éphémère nocturne [Pv Andreas]   Lun 17 Nov - 0:00




Éphémère

Crystal A. Blake & Andreas E. Dawkins
nocturne



Je ne prends même plus la peine d’être surpris de constater à quel point le temps peu passer vite lorsque je suis en train de faire quelque chose… d’abord parce que je n’en suis même plus surpris de toute façon, depuis mon enfance je m’y suis plutôt bien fait, et ensuite parce que ça ne ralentira pas le temps non plus. Et puis, il y a des gens comme Crystal qui ne se mettent pas à me regarder comme une bête de foire lorsque cela arrive, alors inutile de feindre… si je le faisais elle me dirait de ne pas le faire, ou se poserait des questions sur le fait que je le lui cache alors que c’est inutile. Enfin…
Je regarde mon amie se placer en face de moi et poser son sac sur le sol, comme si rien n’était plus normal que nous deux nous retrouvant dans ma classe après la fin des cours. C’est peut-être le cas pour elle, moi je dois encore m’habituer à cette complicité qui prend forme entre nous depuis notre rencontre. C’est un peu effrayant mais j’essaie de ne pas le montrer, et puis ce n’est pas comme si je ne voulais pas de cette relation, cette amitié, au contraire, et je fais de mon mieux pour l’intégrer à ma vie malgré le risque d’imprévu que cela peut entraîner.

Crystal m’explique alors qu’elle était avec son professeure de dessin avant d’apercevoir la lumière de ma salle – lumière que je n’avais aucun souvenir d’avoir allumée – et de décider de me rejoindre. Le choix de ses mots me fit hausser les sourcils et je souris de nouveau, plutôt amusé par sa confession. En tout cas je suis rassuré de savoir qu’elle sera vite rentrée chez elle, de toute manière je la raccompagnerai très probablement avant de rentrer moi-même à mon appartement.

« Tu travailles sur quoi ? demande-t-elle en se penchant sur le bureau. »

Je rebaisse les yeux sur mes copies, me disant qu’elle va sans doute vouloir me faire remarquer, comme mes collègues, que ce que je fais est inutile, peut-être même un brin tortionnaire pour des élèves qui semblent aussi attentifs et dévoués à ma matière. Je passe nerveusement un doigt dans le col de ma chemise.

« C’est juste une petite interro que j’ai faite à mes élèves pour… évaluer leur niveau dans ma matière. Leur attention ne garantit pas toujours leur compréhension, ne puis-je m’empêcher de me justifier. »

Je termine de rassembler les feuilles et me lève pour attraper mon sac et y ranger le tout ainsi que mes stylos. En général j’essaie d’éviter de parler de ce qui se passe lors de mes cours dans la mesure où ce n’est pas vraiment explicable et que je n’ai pas très envie de donner aux gens l’occasion de s’interroger un peu plus à mon sujet. Cependant, je sais pertinemment que Crystal est une fille bien, et je ne crains pas vraiment qu’elle dénonce ma nature si elle l’apprenait… en revanche je crains qu’elle s’éloigne de moi en comprenant de quoi je suis capable, et je ne lui en voudrais même pas d’ailleurs, moi aussi je m’éloignerais de moi si je pouvais.

« Je te raccompagne ? lui propose-je histoire de changer de sujet. Même si tu n’habites pas loin, ça nous fera au moins passer un peu de temps ensemble. »

Et, une fois pour toute, cela m’assurera qu’elle est rentrée sans dommage malgré l’heure. Enfin, pour peu qu’elle accepte que je la raccompagne, le contrairement m’étonnerait sans doute mais ce ne serait certainement pas la première fois que l’esprit humain me surprend.

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Crystal A. Blake

Messages : 177
Date d'inscription : 01/09/2014

MessageSujet: Re: Éphémère nocturne [Pv Andreas]   Mar 18 Nov - 18:43




Éphémère

Crystal Blake & Andreas Dawkins
nocturne



Je ne sais pas comment ne pas sourire ainsi.
Je garde une peur au fond de moi, peur de l’effrayer.
C’est comme se déplacer dans un univers de crystal, sans jeu de mot bien sur, un moindre faux pas, un mauvais mot et vous brisez tout ces instants que vous étiez arrivés à mettre en place. Il pourrait soudainement réaliser qu’il n’apprécie pas cette amitié, que tout cela est étrange, peut-être même malvenu de ma part.
J’ai cette légère tension, comme la peur que tout s’écroule.
Et pourtant je ne peux m’empêcher de sourire, il est beau, fascinant..

C’est juste une petite interro que j’ai faite à mes élèves pour… évaluer leur niveau dans ma matière. Leur attention ne garantit pas toujours leur compréhension

Son sérieux me rappelle à quel point il doit être un prof remarquable, il faudrait que j’arrive à me glisser dans un de ces cours, que je puisse confirmer l’admiration que j’ai pour cet homme. L’amphithéatre est assez grand, je ne pense pas qu’il me remarquerai.

Tu as tout à fait raison, on est jamais trop prévoyant

Je ne sais pas comment il peut interpréter ma phrase, à vrai dire, j’espère juste qu’il ne le prends pas comme de la moquerie, ce n’est pas le cas. Je suis et j’ai toujours été très assidue à l’école, j’ai toujours eu un bon niveau, et j’apprécie énormément les devoirs et les notes, ça me permet de travailler plus efficacement en ciblant mes lacunes et mes points forts et d’adapter mon travail en conséquence. Jade ne comprends pas, elle me dit que je suis tout bonnement folle et que je finirais seule à étudier autant.. Soit, si telle est la dur loi de la graphologie. Je pense à ça en souriant, alors que l’être qui fait chavirer mon coeur est pile en face de moi, droit dans rôle de professeur, sérieux, souriant, et mon dieu, tellement craquant.

Il range ses affaires dans son sac de manière très ordonnée, cela me fait sourire. Je dirais qu’il a certaines habitudes et réflexes qu’il fait sans s’en rendre compte. J’en ai remarqué qui reviennent souvent, comme sa main dans ses cheveux, ou quand il se mordille la lèvre. Je ne sais pas pourquoi, j’ai noté tout ces détails, peut-être le rendent-il encore plus charmant à mes yeux.
Je ne peux pas me mentir plus longtemps, il me plaît et il fallait que je trouve le courage de lui avouer. Choix risqué, mais il le fallait. Je pense à lui constamment et j’ai besoin de savoir, si c’est un minimum réciproque.

Sa voix et les mots qu’il prononce me cloue sur place, j’étais en train d’attraper mon sac, quand il m’a dit:

« Je te raccompagne ? Même si tu n’habites pas loin, ça nous fera au moins passer un peu de temps ensemble. »
J’espère juste à cet instant que je ne suis pas bêtement bouche bée, et que je ne vais pas perdre connaissance, tant mon coeur bat vite.
Je ne m’y attendais pas et je ne réponds pas instantanément, je crois que je ne fais rien d’autre que sourire.. Je dois avoir l’air complétement ridicule.

Je ne voudrais pas te déranger..” dis-je en essayant de me ressaisir. “Mais oui bien volontiers” Je crois que si je rajoutais quelque chose, je serais ridicule. Laisse bêtement parler ton coeur. Tu en meurs d’envie de passer du temps avec lui, essaye-je de me sermonner.

J’espère que cela ne te fais pas un gros détour” esquissant un sourire et en enfilant mon sac sur mon dos.
Je crois bien que je pourrais me perdre dans les rues avec lui, que je serais quand même heureuse. Dans un coin de ma tête, une petite voix me susurrait: C’est ce soir ou jamais.
Je me dirigeais vers la porte de la salle pleine d’envie et pleine d’appréhension. Je pensais également au fait que j’allais marcher pour rentrer chez moi, chose qui n’avait pas du m’arriver depuis une éternité.

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Andreas E. Dawkins

Messages : 35
Date d'inscription : 30/08/2014

MessageSujet: Re: Éphémère nocturne [Pv Andreas]   Ven 26 Déc - 22:10




Éphémère

Crystal A. Blake & Andreas E. Dawkins
nocturne



Mes paroles engendrent un silence. Comme je termine de ranger mes affaires à l’intérieur de mon sac, mon dernier stylo ayant retrouvé sa place et rien ne dépassant, je le ferme et relève les yeux vers ma jeune amie. Je crois que, d’abord, j’ai peur d’avoir dit une bêtise. Oui, nous passons beaucoup de temps ensemble, mais c’est la première fois que je lui propose une telle chose et, je ne sais pas, peut-être que cela était déplacé de ma part de le faire, qu’est-ce que je pouvais en savoir après tout, et puis son absence de réponse m’intrigue. Enfin ça ne dura qu’un bref instant parce qu’alors que mon regard se pose sur elle, je vois un sourire sur ses lèvres. Un sourire que j’ai plutôt l’habitude de lui voir, c’est quelqu’un de très enjoué et d’ailleurs je crois que j’aurais tendance à m’inquiéter si je n’arrivais pas à la faire sourire facilement. Quoiqu’il en soit, ses sourires me font toujours chaud au cœur et je ne peux m’empêcher d’y répondre un peu timidement.

« Je ne voudrais pas te déranger… répond-elle finalement. Mais oui bien volontiers. »

Et voilà, sans même que je le contrôle, mon sourire s’épanouit un peu plus et j’enfile mon manteau avant de sortir de derrière le bureau. Je ne saurais dire pourquoi mais cela m’amuse qu’elle s’inquiète toujours du fait que je désire ou non sa présence, alors qu’elle devrait à présent savoir que je ne dis rien « par politesse ». Quoi qu’il en soit, je suis heureux qu’elle ait accepté, il suffit que je la voie quelques minutes pour avoir envie de passer encore du temps avec elle, c’est étrange. Je sais que, spontanément, je ne suis pas du genre à aller vers les gens, par exemple je ne pourrais pas lui téléphoner pour lui demander à ce qu’on se voie, et cela n’a rien à voir avec l’affection que je lui porte… c’est juste que je suis… solitaire ?

« J’espère que cela ne te fait pas un gros détour. »

Elle s’éloigne vers la porte et je la suis après avoir pris mon sac. J’entends souvent les conversations de mes étudiants quand ils quittent ma salle de cours le soir et, plus d’une fois, je les ai entendus se décider à se raccompagner, mais jamais ils ne prennent tant de précaution à savoir s’ils dérangent ou non… soit mes étudiants sont des rustres soit je comprends rien… enfin, ce ne serait pas la première fois.

« Non, ne t’en fais pas pour moi. Et puis, je suis un grand garçon, je peux marcher un peu ce n’est pas si grave. »

Je lui offre un nouveau sourire et ferme la porte de la salle derrière nous lorsqu’on s’engage dans le couloir. Non, ce n’est vraiment pas grave si je mets un peu plus de temps à rentrer chez moi car je sais que je ne risque rien. Que pourrais-je craindre alors que mon don se manifeste à chaque fois – enfin pas seulement malheureusement – que je suis en danger ? Si l’on m’ennuyait, il s’empresserait de dissuader la personne.

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Crystal A. Blake

Messages : 177
Date d'inscription : 01/09/2014

MessageSujet: Re: Éphémère nocturne [Pv Andreas]   Ven 9 Jan - 18:43




Éphémère

Crystal Blake & Andreas Dawkins
nocturne



Il y a quelque chose de tendre dans son regard. Si j’avais un grand frère, je serai certaine qu’il me regarderait comme ça. Je le souhaiterai très fort.
Depuis notre rencontre, je suis arrivée à apprivoiser peu à peu son sourire. Sourire qu’il esquisse discrètement sur ces fines lèvres. J’aime ces instants de réflexions que nous avons. Et complice, nous nous comprenons comme nous intimidons d’un regard. Nous sommes assez semblable sur ce point et pourtant il y a encore tant de mystère autour de cet homme. Je crois que ma timidité le rend toujours aussi fascinant à mes yeux. Et les jours passent mais ne se ressemblent plus, ils sont à une nouvelle page, comme une nouvelle rencontre à chaque fois que je croise Andreas.
Il sort de derrière son bureau et me suit dans les quelques marches qui remontent vers la porte.
J’ai l’impression qu’il s’est habitué à la couleur rosé de mes joues et nos sourires sont devenus communicatifs.
Nous quittons la salle, qu’il referme derrière nous et nous prenons le couloir.
Il va falloir que je respire un peu. Avancer à ses côtés me rend toute chose, si j’osais, j’utiliserai le mot fébrile.
Nous descendons dans les escaliers, ce silence est reposant et plaisant.
Je suis vraiment seule avec lui.. Cette idée affole mon coeur, je crois bien que je suis amoureuse. Oui, oui c’est la soirée des grands mots.
Mais je n’arrive plus du tout à rester insensible à ses côtés, je chavire à chacun de ses sourires et je pense si souvent à lui.
J’ai l’impression que dès que je suis avec lui, nous entrons dans notre petit monde et que rien ne peut nous déranger. Enfin c’est mon cas.

Je pousse la porte et l’invite à passer.
Il fait nuit mais pas froid. Ça fait une éternité que je n’ai pas marché.
Et il ne m’est jamais arrivé de le faire en compagnie d’un garçon.
J’enfile mon écharpe et je le regarde, il a l’air concentré même quand il marche.
Je souris. Je serais donc le guide dans ces ruelles qui mènent à mon domicile.
J’aimerai que le trajet ne se termine jamais.
Je sais que l’obscurité va dissimuler mes yeux qui brillent, mais je trépigne ne marchant.
J’ai presque envie de prolonger ce silence pour figer cet instant.

“Tu n’as pas trop froid?” Voilà que je m’inquiète pour lui, il va me prendre pour sa mère.


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MessageSujet: Re: Éphémère nocturne [Pv Andreas]   

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